EUDI Wallet : l'avancement réel pays par pays, à 2 mois de l'échéance
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27.10.2026
En bref : l'échéance du portefeuille européen d'identité tombe fin décembre 2026, dans moins de 2 mois. Et la question la plus utile n'est pas de savoir quels pays seront prêts, mais de comprendre ce qu'on compte. France Identité, IT-Wallet, mObywatel et AltID sont des applications nationales bien réelles, en production, avec des millions d'utilisateurs. Ce ne sont pas encore des portefeuilles EUDI au sens du règlement : ce sont des applications appelées à le devenir. La distinction n'est pas un détail juridique, c'est le cœur du sujet, parce que le schéma européen de certification qui conditionne ce statut était encore à l'état de projet en avril 2026. Pour une entreprise, la date qui compte n'est d'ailleurs pas celle de décembre 2026 mais celle de décembre 2027, et elle est assortie de deux conditions que presque personne ne cite.
L'échéance, et d'où vient exactement la date
Le portefeuille européen d'identité numérique est créé par le règlement (UE) 2024/1183 du 11 avril 2024, publié au Journal officiel le 30 avril 2024 et entré en vigueur le 20 mai 2024. Ce texte ne vit pas seul : il modifie le règlement eIDAS de 2014 en y insérant de nouveaux articles, et ce sont ces articles qui portent les obligations.
Le délai est fixé par l'article 5 bis, paragraphe 1 : chaque État membre doit fournir au moins un portefeuille dans les 24 mois suivant l'entrée en vigueur des actes d'exécution visés aux articles 5 bis, paragraphe 23, et 5 quater, paragraphe 6. Le point de départ n'est donc pas l'entrée en vigueur du règlement, c'est celle des actes techniques.
Ces actes ont été adoptés le 28 novembre 2024, publiés au Journal officiel le 4 décembre 2024, et sont entrés en vigueur 20 jours plus tard, soit le 24 décembre 2024. Le calcul donne le 24 décembre 2026.
Une précision d'honnêteté s'impose ici, parce qu'elle circule mal. Aucun document officiel de l'Union ne mentionne le 24 décembre 2026 en toutes lettres. La Commission s'en tient à « fin 2026 ». La date précise est une dérivation, solide et arithmétiquement vérifiable, mais une dérivation. Si vous la citez dans un document de conformité, citez aussi son mode de calcul.
Au passage, une seconde date circule, « novembre 2026 ». Elle provient d'un décompte à partir de la date limite d'adoption des actes d'exécution et non de leur entrée en vigueur. Elle est inexacte.
Ce qu'on compte, et pourquoi tout le monde se trompe
Voilà la confusion centrale du sujet.
Plusieurs pays disposent aujourd'hui d'applications nationales d'identité en production, utilisées par des millions de personnes. Elles permettent de prouver son identité, de porter un permis de conduire ou une carte Vitale, parfois de signer. Elles fonctionnent.
Mais un portefeuille EUDI au sens du règlement est autre chose : c'est une application certifiée selon un schéma européen, notifiée, inscrite sur les listes de confiance, et capable de dialoguer avec les portefeuilles et les parties utilisatrices des 26 autres États membres. La certification n'est pas une option, c'est une condition légale de fourniture.
Or l'ENISA, chargée par la Commission d'élaborer ce schéma de certification, n'a ouvert la consultation publique sur son projet de schéma que du 2 au 30 avril 2026, sur une version 0.4.6 accompagnée d'un document d'exigences de sécurité encore préliminaire. Le constat posé dans ces travaux est sans ambiguïté : début 2026, aucun portefeuille EUDI n'avait été déployé ni certifié.
Nous n'avons trouvé aucune source institutionnelle postérieure infirmant ce constat. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas évolué, mais qu'à la date de cet article, personne ne peut affirmer publiquement qu'un portefeuille EUDI certifié existe dans un État membre. Les tableaux de bord qui feraient foi, notamment la liste des fournisseurs de portefeuilles du tableau de bord eIDAS, sont la seule source à consulter pour trancher.
La conséquence est simple : quand un article annonce qu'un pays « a déjà son wallet européen », il décrit presque toujours une application nationale.
France : 5 millions d'utilisateurs, et pas encore de date
France Identité est ouverte au grand public depuis février 2024 et a franchi le cap des 5 millions d'utilisateurs début octobre 2026. C'est, en volume d'usage réel, l'un des déploiements les plus avancés d'Europe.
Ce qui fonctionne aujourd'hui, d'après les chiffres publiés par l'État :
- la connexion à plus de 1 800 services via FranceConnect sans identifiant ni mot de passe, pour environ 16 millions de connexions ;
- le justificatif d'identité à usage unique, avec plus d'1 million de documents générés ;
- la procuration de vote entièrement en ligne, plus de 80 000 procurations ;
- la justification d'identité et de titre de transport dans certains trains, plus d'1 million d'utilisateurs ;
- la carte d'identité numérique à l'enregistrement des bagages et à l'embarquement dans les aéroports français, hors franchissement de frontière, depuis juin 2026 ;
- l'activation de la carte Vitale dématérialisée, plus d'1 million ;
- le permis de conduire numérique, plus de 1,7 million, et la carte grise numérique, plus d'1 million.
Le service est porté par France Titres, l'ancienne Agence nationale des titres sécurisés, avec le ministère de l'Intérieur. France Identité a par ailleurs été notifiée en septembre 2024 comme schéma d'identité électronique français de niveau de garantie élevé, certifié par l'ANSSI. Attention au raccourci : c'est une notification eIDAS d'identité électronique, pas une certification de portefeuille. Ce sont deux régimes distincts.
La France coordonne par ailleurs les consortiums pilotes POTENTIAL, clos en septembre 2025, et APTITUDE, lancé en octobre 2025 et consacré au voyage et au paiement.
Point important : aucune date publique n'a été trouvée pour la mise à disposition du portefeuille EUDI français. Les communications officielles parlent de « futur portefeuille », sans calendrier.
Allemagne : une loi votée le 15 octobre, un lancement au 2 janvier 2027
L'Allemagne est le cas le plus clair, parce qu'elle a mis une date et qu'elle l'assume.
Le Bundestag a adopté le Digitale-Identitäten-Gesetz le 15 octobre 2026. Le portefeuille allemand, baptisé d-you, doit démarrer le 2 janvier 2027, soit après l'échéance européenne. Interrogé en juillet 2026 sur d'éventuels retards, le gouvernement fédéral a maintenu cette date et déclaré ne pas anticiper de décalage.
La gouvernance est éclatée entre plusieurs acteurs : le ministère fédéral du Numérique décide des modalités de mise à disposition, l'Agence fédérale des réseaux supervise le portefeuille et ses fournisseurs, et l'agence SPRIND coordonne le développement technique. Un bac à sable est ouvert depuis fin janvier 2026, avec un pilote régional en Saxe.
Ce qui mérite d'être noté, c'est ce qui est reporté au lancement : la signature électronique qualifiée, les pseudonymes, la communication entre portefeuilles et les preuves à divulgation nulle de connaissance, ces dernières sans date. Les évaluations de sécurité sont attendues début janvier 2027, la certification complète plus tard.
À retenir : le passage au Bundesrat et la promulgation n'ont pas été vérifiés à la date de cet article.
Italie : 12 millions d'activations, un cadre national
L'Italie a construit son Sistema IT-Wallet sur une base légale nationale, dans l'application IO, avec une architecture partagée entre le Département pour la transformation numérique, PagoPA pour l'application, l'Institut polygraphique de l'État comme ancre de confiance, et l'AgID pour les modalités d'adhésion.
Les chiffres officiels portent sur les activations de documents, pas sur les utilisateurs : 12 millions d'activations en juillet 2026, après 10,1 millions d'activations et 17,3 millions de documents chargés en février 2026, dont environ 8,5 millions de permis de conduire et autant de cartes sanitaires.
Un environnement de test a été ouvert en mai 2026, puis étendu aux entreprises privées. Les sources institutionnelles italiennes décrivent une phase d'expérimentation destinée à préparer le dialogue avec l'architecture européenne. Elles n'affirment pas la conformité au règlement européen.
Trois chiffres circulent sur l'Italie et désignent trois choses différentes : les activations, les documents chargés, et un nombre d'utilisateurs mensuels issu de la presse. Ne les mélangez pas.
Pologne : 11 millions d'utilisateurs, un pilote en décembre
mObywatel compte plus de 11 millions d'utilisateurs, chiffre de mars 2026, et constitue l'une des applications publiques les plus massivement adoptées d'Europe.
La fonction européenne doit arriver en décembre 2026, en version pilote. Deux conditions pratiques méritent d'être signalées. L'accès au portefeuille supposera une authentification forte unique avec une carte d'identité à puce et son code confidentiel : le document d'identité numérique de l'application actuelle ne suffira pas. Et d'après la source la plus récente, mObywatel Europa serait pendant le pilote une application distincte, reliée à mObywatel par liens profonds, avec une fusion complète prévue début 2028. Le ministère décrivait en mars une intégration directe. Cette contradiction n'est pas tranchée.
La loi polonaise de transposition était toujours à l'état de projet aux dernières informations disponibles.
Les autres, en bref et avec prudence
- Danemark : AltID est lancée depuis le 3 juin 2026, ouverte dès 13 ans, avec création d'une carte d'identité et d'un justificatif d'âge, vérification par l'identité nationale puis lecture NFC de la puce du passeport, divulgation sélective, usage en ligne et hors ligne. Elle doit devenir le portefeuille EUDI danois, sans date annoncée pour ce statut.
- Pays-Bas : la NL Wallet est toujours en développement et le retard est officiellement reconnu, la page gouvernementale indiquant en octobre 2026 que les portefeuilles arriveront plus tard que prévu, la loi d'application devant encore entrer en consultation. Aucune nouvelle date officielle.
- Suède : Sverige-id a été approuvée en avril 2026 au niveau de confiance le plus élevé du cadre national, pour un lancement prévu en décembre 2026. L'autorité suédoise ne la présente pas comme un portefeuille EUDI.
- Belgique : MyGov.be est en production depuis mai 2024, mais aucune source officielle de 2026 sur son articulation avec le portefeuille européen n'a pu être trouvée.
Sur l'Espagne, l'Autriche, la Grèce, la Finlande et la majorité des autres États membres, nous n'avons pas trouvé de source gouvernementale récente et fiable. Nous préférons l'écrire plutôt que de recopier un tableau de suivi commercial.
Un chiffre circule largement : 24 États membres sur 27 manqueraient l'échéance. Il est d'origine journalistique, de septembre 2026, et n'est corroboré par aucun document institutionnel. Il est plausible au vu de tout ce qui précède, mais ce n'est pas un constat officiel, et l'article qui le porte ne nomme pas les 3 pays réputés à l'heure.
Le vrai problème n'est pas national, il est entre les pays
Les chiffres nationaux impressionnent. Les tests d'interopérabilité, beaucoup moins.
La Commission a organisé en décembre 2025 son premier événement de test multi-jours, le Launchpad. Les résultats publiés sont précis et instructifs : 16 pays présents dont 11 États membres, 19 organisations, 671 cas de test exécutés. Le taux de réussite s'établit à 74 % sur les 570 tests entre portefeuilles, et tombe à 44 % sur les 101 tests contre l'implémentation de référence. Le compte rendu identifie trois priorités, dont un alignement réglementaire renforcé pour obtenir une interprétation cohérente des exigences, et relève l'absence d'un signal de confiance unifié permettant aux citoyens de distinguer un portefeuille officiel d'une autre application.
Les difficultés structurelles, exposées lors d'un atelier technique international au printemps 2026 par un responsable du programme italien, sont de trois ordres.
Les listes de confiance se dupliquent. Une même entité peut cumuler plusieurs rôles et figurer sur plusieurs listes, avec une cohérence des révocations à maintenir partout. Les portefeuilles et les parties utilisatrices doivent résoudre des identités entre ces listes, et les États membres conservent la liberté d'adopter des approches différentes pour certaines d'entre elles.
Les registres de parties utilisatrices restent nationaux. Une partie utilisatrice peut dépendre de 5 sources de confiance distinctes : la chaîne du certificat d'accès, sa révocation, les certificats d'enregistrement, les listes de statut et l'interface de découverte. Surtout, les politiques des organismes d'enregistrement ne sont pas harmonisées : une conformité acquise auprès du registre d'un État membre n'est pas automatiquement reconnue dans un autre. Pour une entreprise présente dans plusieurs pays, c'est le point le plus coûteux.
Les infrastructures sectorielles existantes ne sont pas intégrées. Les écosystèmes de facturation, de douane, de partage de données et bancaires ont déjà leurs propres chaînes de confiance. Sans articulation explicite, la validation se duplique, et la question posée reste ouverte : quelle liste fait foi ?
S'y ajoute une difficulté de certification rarement expliquée. Le niveau « élevé » du règlement eIDAS et le niveau « high » du règlement sur la cybersécurité, sous lequel est élaboré le schéma de certification, sont deux notions différentes. Les organismes d'évaluation signalent par ailleurs des recouvrements avec d'autres textes européens et un manque de clarté sur les délais.
Ce que les entreprises doivent réellement en retenir
Si vous êtes une banque, un assureur, un opérateur télécom, un acteur de l'énergie, du transport ou de la santé, trois choses comptent, et la date de décembre 2026 n'en fait pas partie.
Votre échéance est à 36 mois, pas à 24. L'obligation d'accepter le portefeuille pour les acteurs privés court jusqu'à 36 mois après l'entrée en vigueur des actes d'exécution, soit le 24 décembre 2027 selon le même calcul que plus haut. Elle vise les prestataires tenus, par le droit ou par contrat, d'utiliser une authentification forte, dans des secteurs que le texte énumère : transport, énergie, banque, services financiers, sécurité sociale, santé, eau potable, services postaux, infrastructure numérique, éducation et télécommunications.
Cette obligation a deux limites que presque personne ne cite. Elle ne joue que sur demande volontaire de l'utilisateur : ce n'est pas une obligation d'usage imposée à vos clients, c'est une obligation d'acceptation si un client le demande. Et elle exclut les micro et petites entreprises au sens de la recommandation européenne de 2003.
Être partie utilisatrice suppose une démarche administrative. Il faut s'enregistrer auprès de l'organisme d'enregistrement de son État membre et obtenir un certificat d'accès. Compte tenu de l'absence d'harmonisation évoquée plus haut, une entreprise multi-pays devra vraisemblablement traiter plusieurs registres.
Et un point de cadrage, parce qu'il évitera des déconvenues : le portefeuille fournit des attributs vérifiés, il ne fait pas le reste du travail. Il prouvera que la personne est bien celle qu'elle dit être, avec un niveau de garantie élevé, ce qui est considérable et simplifiera l'étape d'identification. Il ne dira rien de la cohérence économique d'un dossier, ne screenera pas les sanctions ni les personnes politiquement exposées, ne contrôlera pas l'authenticité d'un justificatif de revenu, et ne détectera pas un client manipulé qui agit de son plein gré. L'identification n'est qu'une brique de l'entrée en relation.
Ce qu'il faut surveiller dans les prochains mois
Quatre signaux valent mieux que les annonces :
- la publication du schéma de certification définitif par l'ENISA, condition légale de tout portefeuille conforme ;
- la liste officielle des fournisseurs de portefeuilles sur le tableau de bord eIDAS, seule source qui tranchera qui a réellement livré ;
- les actes d'exécution modificatifs adoptés en 2026, qui ont déjà conduit à une nouvelle version du cadre d'architecture de référence en juillet 2026 ;
- la réaction de la Commission après fin décembre 2026 : à ce jour, aucune information n'existe sur une éventuelle procédure en manquement ou sur une tolérance.
Le portefeuille européen arrivera. Les investissements nationaux sont réels, les applications fonctionnent, et plusieurs dizaines de millions d'Européens en utilisent déjà une version nationale. Mais entre une application nationale en production et un écosystème transfrontalier certifié et interopérable, il reste la partie la plus difficile du chemin, et c'est précisément celle qui n'est pas finie. Pour voir ce qui, dans vos parcours d'entrée en relation, dépendra du portefeuille et ce qui restera à votre charge, planifiez une démo.
FAQ
Quelle est la date limite du portefeuille européen d'identité ?
Fin décembre 2026. L'article 5 bis du règlement eIDAS modifié impose aux États membres de fournir au moins un portefeuille dans les 24 mois suivant l'entrée en vigueur des actes d'exécution, lesquels sont entrés en vigueur le 24 décembre 2024. Le calcul donne le 24 décembre 2026, mais la Commission européenne ne communique que sur « fin 2026 » et ne mentionne pas cette date précise dans ses documents.
France Identité est-elle le portefeuille européen ?
Pas encore. France Identité est une application nationale en production, avec plus de 5 millions d'utilisateurs, notifiée en septembre 2024 comme schéma d'identité électronique de niveau élevé et certifiée par l'ANSSI. C'est une notification d'identité électronique, pas une certification de portefeuille au sens du règlement. Les communications officielles la présentent comme le futur portefeuille français, sans date annoncée.
Quels pays ont déjà un portefeuille EUDI certifié ?
Aucune source institutionnelle ne permet de l'affirmer pour un pays donné. Le schéma européen de certification, obligatoire pour qu'un portefeuille soit conforme, était encore en consultation publique à l'état de projet en avril 2026, et le constat posé à cette période était qu'aucun portefeuille n'avait été déployé ni certifié. Les applications nationales en production, en France, en Italie, en Pologne ou au Danemark, sont appelées à devenir des portefeuilles EUDI.
À partir de quand mon entreprise devra-t-elle accepter le portefeuille ?
À partir de 36 mois après l'entrée en vigueur des actes d'exécution, soit le 24 décembre 2027 selon le même calcul. L'obligation vise les acteurs privés tenus d'utiliser une authentification forte, notamment dans le transport, l'énergie, la banque, les services financiers, la sécurité sociale, la santé, l'eau potable, les services postaux, l'infrastructure numérique, l'éducation et les télécommunications. Elle ne joue que sur demande volontaire de l'utilisateur et exclut les micro et petites entreprises.
Le portefeuille va-t-il remplacer le KYC ?
Non. Il fournira des attributs d'identité vérifiés avec un niveau de garantie élevé, ce qui simplifiera l'identification et la vérification de l'identité. Il ne couvre ni le screening des sanctions et des personnes politiquement exposées, ni l'évaluation du risque d'une relation d'affaires, ni le contrôle de l'authenticité des justificatifs économiques, ni la détection d'un client manipulé. Les obligations de vigilance proportionnée au risque restent entières.
Pourquoi les tests d'interopérabilité inquiètent-ils ?
Parce que les résultats publiés par la Commission à l'issue de son premier événement de test, en décembre 2025, montrent un taux de réussite de 74 % sur les tests entre portefeuilles et de 44 % sur les tests contre l'implémentation de référence, avec seulement 11 États membres participants. Les difficultés portent moins sur les applications elles-mêmes que sur l'infrastructure de confiance : duplication des listes, registres de parties utilisatrices non harmonisés entre États membres, et absence d'articulation avec les infrastructures sectorielles existantes.
Sources : règlement (UE) 2024/1183 du 11 avril 2024 modifiant le règlement (UE) n° 910/2014, Journal officiel du 30 avril 2024, notamment articles 5 bis et 5 septies ; règlements d'exécution (UE) 2024/2977, 2024/2979, 2024/2980, 2024/2981 et 2024/2982 du 28 novembre 2024, publiés le 4 décembre 2024 ; règlements d'exécution (UE) 2025/846 à 2025/849 et actes modificatifs de 2026 ; Architecture and Reference Framework version 3.0.0 du 23 juillet 2026 ; Commission européenne, pages EU Digital Identity Wallet et compte rendu du Launchpad 2025 ; ENISA, consultation publique sur le projet de schéma de certification des portefeuilles, avril 2026 ; France Identité et France Titres, communiqués d'octobre 2026 ; direction interministérielle du numérique, octobre 2026 ; Bundestag, Digitale-Identitäten-Gesetz adopté le 15 octobre 2026 et réponse du gouvernement fédéral du 21 juillet 2026 ; Dipartimento per la trasformazione digitale, communiqués de février et juillet 2026 ; ministère polonais de la Numérisation, mars 2026 ; digitaleoverheid.nl, octobre 2026 ; Digg, avril 2026 ; atelier UIT « Trustable and Interoperable Digital Identities », Genève, mars 2026.
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